Un peu de culture...
Le monde entier connaît la rumba, le cha-cha-cha ou la salsa. Toutes ces musiques sont nées à Cuba du mélange de la rythmique africaine venue avec les esclaves et de la ligne mélodique espagnole.
Tout commence avec le "son", joué dans l'est du pays par des guitaristes, des percussionnistes et des chanteurs qui battent la mesure avec les claves.
A ces petits ensembles succèdent de grands orchestres qui civilisent la rumba sauvage et acrobatique pour en faire des danses de salon où la mélodie et l'arrangement prennent le pas sur le rythme profond des tambours.
New York et Paris se mettent à cette mode des années vingt ou trente, avec Xavier Cugat et plus tard Benny Moré. Les années quarante à cinquante sont l'apogée de ce style, qui fait les belles nuits du Tropicana et des cabarets de La Havane. On est maintenant bien loin des connotations religieuses africaines originelles.
Dans les années soixante-soixante-dix se mêlent aux rythmes cubains des apports portoricains et latinos : c'est la salsa qui se répand sur les ondes partout dans le monde.
Parallèlement, le régime favorise le retour à la musique
afro-cubaine, moins commerciale, comme la haranga.
Marcher dans les rues de La Havane et plus encore de Santiago, c'est être littéralement assailli de musiques venues
de partout, parfois un peu bruyantes, mais participant au sentiment de gaieté qui
émane du pays malgré les problèmes.